9 juillet 2010

Le grand départ


Si je pars, je me révolte contre les autres. En partance, mon désir d'exister dans leurs yeux grandira chaque minute un peu plus. J'ai les horaires du prochain train, d'un quelconque bateau en direction d'un pays lointain. Je vais chercher les grands bagnes des siècles derniers, où les fouets cognaient & la misère jurait, les dents grinçant au creux de bouches trop sèches. Je cherche une ville idolâtre qu'un hideux soleil éclairerait de mille feux. J'embarque vers des chimères entretenues dans des assoupissements fiévreux , j'embarque vers des destinations frelatées, expirantes sous les pas de touristes ignorants, d'incultes boétiens dont les photos seront la seule réjouissance, j'embarque vers mon avenir, vers un but imbécile, vers un incurable espoir, vers un parcours sans cesse à refaire.

- Si je ne pars pas, je mevolte contre moi: c'est plus fort. -


4 commentaires:

Nym a dit…

Arf. Mais je cauchemarde aussi, tu sais, et pas des cauchemars volatils ; des cauchemars tellement réels et prenant que t'en stresse encore au réveil.
Des cauchemars de psychopathe, si si.
Je me souviens rarement de mes rêves.

Anonyme a dit…

Cette photo... Ça ressemble à l'Escalet.
Oui, je suis un névrosé. Mais que veux tu, on ne se refait pas. Et on ne se remet que très rarement de nos traumatismes...

Nym a dit…

Mon anniversaire, c'est mardi u.u".
Je pense que je finirai par me lasser de Skybouze, moi aussi. Mais bon, ça n'est pas encore à l'ordre du jour.

Elsa a dit…

La découverte ou qui sait, re-découverte de ta Poésie, a fait ma journée.
Merci, et à très bientôt

E.